Bonjour petite fleur

10 janvier 2009

Bob Dylan, l'eclectique

Robert Allen Zimmerman, alias Bob Dylan, est né le 24 mai 1941 à Duluth, dans le Minnesota. Les familles de des parents, originaires de la mer noir sont arrivées aux Etats-Unis pour fuir les Pogrom à la fin du XIXeme siècle. Quelques années avant de fêter ses dix ans, Robert découvre la musique. Il apprend à jouer du piano, et très vite de la guitare et de l’harmonica. Il se passionne tout d’abord pour la musique country de Hank Williams dont il répète les morceaux, et s’initie au blues en écoutant des radios qui diffusent, entre autres, du Jimmy Reed. Lors de ses années lycéennes, Robert intègre des groupes de musiques locaux, tels que The Golden Chords. Il se produit dans des fêtes et des talent contests. Il commence à échanger des disques de Jazz et de rythm and blues avec ses camarades de classe. En 1959, à 18 ans, il s’inscrit à la faculté de Minneaoplis pour suivre un cursus sur l’art. Les cours ne l’intéressent pas, d’autant plus que c’est à cette époque qu’il découvre le folk. Le soir, il joue dans des cafés folk pour une poignée de dollars. C’est à cette époque qu’il commence à se faire appeler Bob Dylan.
En mars 1962, Bob Dylan sort son premier album, un album éponyme contenant, comme bien souvent à l’époque des reprises de chansons folk.  Finie la naïveté de son Minnesota natal, à 20 ans, solitaire, il croque à pleine dent dans la grosse pomme. Son premier succès, il le signe avec like a rolling stone en 1966. Une véritable explosion. Aujourd’hui encore le magazine américain Rolling stone s’accord pour dire que c’est la meilleure chanson de tous les temps.

BobDylanLikeRollingStone

Le jeune chanteur donne à sa musique des sonorités modernes tout droit sorties de greenwich village. Il s’imprègne de l’ambiance, s’engage même pour les droits civiques des noirs. Engagement politique, textes surréalistes, musique avant-gardiste. Du folk au rock, en passant par le country, le musicien revisite régulièrement chacun de ses standards dans différents registres. Bob Dylan révolutionne la musique populaire de l’époque, et même plus. Son influence touche aussi la littérature, le cinéma, et même la politique.  Il devient involontairement l’un des meneurs de la contre-culture des années 70, mais refuse d’assumer ce rôle, préférant inciter ses admirateurs à penser par eux-mêmes.  Par ses textes, ses prises de position, mais aussi par son attitude envers son statut de vedette et de musicien, Bob Dylan a joué un rôle très important sur l’évolution de la société dans le seconde moitié du XXème siècle.
Aujourd’hui, un demi-siècle de carrière et 40 albums plus tard Bob Dylan continue son chemin. Il rejoint Thélonious Monk et John Coltrane au palmarès des mentions spéciales du prix Pulitzer. Il laisse sa marque sur le paysage musical américain.

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Amin Maalouf, les Identités meurtières

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Amin Maalouf, photo ©U. Andersen/Gamma

« L’encre, comme le sang, s’échappe forcément d’une blessure. Généralement, d’une blessure d’identité — ce sentiment douloureux de n’être pas à sa place dans le milieu où l’on a vu le jour; ni d’ailleurs dans aucun autre milieu. C’est cette blessure qui détermine le passage à l’écriture. » Cette blessure, dont parle Amin Maalouf dans un entretien avec Egi Volterrani, est profondément ancrée en lui. Elle coule dans ses veines, c’est elle qui le fait et le détruit. Sa blessure, c’est ses identités, ses origines. C’est aussi sa force. De sa grand-mère maternelle, il a des origines turques. De son grand-père, et de sa mère, il est Egyptien. Son père, journaliste, était Libanais. Lui-même est né à Beyrouth le 25 février 1949. Ses parents l’inscrivent dans une école française catholique où il suit des études d’économie et de sociologie. A 22 ans, il commence à écrire pour un journal arabe de Beyrouth. Il se spécialise dans les affaires internationales. Chassé par la guerre qui sévit au Liban, Amin Maalouf s’installe en France en 1976 avec sa femme et ses trois enfants. En 1983 à 34 ans, il publie son premier livre,  les Croisades vues par les Arabes (Éd. originale J.C. Lattès) puis en 1986 son premier roman, Léon l’Africain (chez le même éditeur). Suivront, jusqu’en 2006 dix autres ouvrages, tous publiés chez Gracet et tous en rapport avec la culture orientale- sa culture. Une culture qu’il revendique, mais qui ne le forme pas entièrement. Son arrivée en France, son amour pour sa patrie d’adoption et ses origines multiples lui donnent de nombreuses appartenances, de nombreuses « identités ». Dans son essai les Identités meurtrières, sorti en 1998, Amin Maalouf s’interroge sur cette notion d’identité, sur les conséquences des appartenances à une communauté, quelle qu’elle soit, sur les inquiétudes qu’elles créent, les violences aussi. Il développe l’idée que toute personne ne possède pas une seule mais une multitude d’identités qui correspondent autant à ses origines qu’à ses rencontres. Toutes les identités n’ont pas les mêmes valeurs, mais toutes sont nécessaires. C’est lorsque, chez les membres d’une communauté, une identité prend le dessus sur les autres que nous assistons au pires actes perpétrés par l’espèce humaine.

Cet ouvrage permet de mieux comprendre les enjeux de notre temps. Il est intéressant de connaître au sujet de la mondialisation le point de vue d’Amin Maalouf, celui d’un étranger, d’un exilé qui a su se faire une place dans son pays d’adoption, et qui en même temps dénonce la victimisation des cultures sous-représentée. S’il parle beaucoup de son propre cas, il reste la plupart du temps objectif. Sa théorie permet de mettre des mots sur les revendications des minorités, et de porter un regard nouveau, inédit pour les occidentaux que nous sommes, sur la globalisation. Dans cet ouvrage, il est souvent question de religion (la religion est, avec la langue une des deux éléments les plus fondateurs d’une identité) tant la spiritualité est au centre de tous les débats. Les croisades chrétiennes y sont analysées, les Djihad islamistes également. Les premières avec le recul de sa culture arabe, les deuxièmes avec la critique de son point de vue de chrétien. Ses origines sont très importantes pour comprendre l’optique dans laquelle il écrit ses livres. Les solutions que proposent l’auteur sont cependant candide, peut-être est-ce dû au fait que, contrairement à la plupart des immigrants, il n’a jamais eu à se soucier de son confort matériel, vu qu’il provient d’un milieu social aisé.

identites 

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06 janvier 2009

The Duchess

Londres, fin du XVIII e siècle. Entre combats politiques et combats sentimentaux, Georgiana, duchesse du Devonshire est appréciée de tous. Sa beauté, son charme, son charisme font d'elle l'une des femmes les plus en vue du Londres chic... sauf de son mari. Dans The Duchess, Saul Dibb peint le portrait d'une femme soumise par son époque, mais dont les idées sont révolutionnaires. Un rôle interprété très justement par une Keira Knightley fraiche et pétillante.

theduchess

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Cali, quelques mots d'Espoir

L’atmosphère s’alourdit, les murs se peignent en noir, les idées aussi. La musique semble se répandre comme un gaz mélancolique. Lassitude dans la pénombre. Vide.

Quatorze appels déchirants : trois cris de révolte, six cris de désespoir, quatre cris d’affection, et un cri de joie, timide. Dans son deuxième album, Cali ne chante pas l’Espoir. Il en déplore le manque à travers des gémissements geignards. Sa voix et celles, nasillardes, d’Olivia Ruiz  et de Mike Scott s’accordent dans Je ne te connais plus, et dans Pas la guerre. Tantôt accompagné de mélodies au piano, de cuivres plaintifs, de solos de guitare saturée, sur un fond de percussions étouffées, à la caisse claire sourde, notre Caliméro dit ses combats pour l’amour, pour le sexe, pour l’avenir, il dit des souvenirs… La musique berce, elle happe. Parfois elle noie. Les mélodies font tanguer les esprits, ils balancent de bâbord à tribord. Parfois ils chavirent. Ce deuxième opus fait découvrir l’univers d’un aventurier déchiré. Le capitaine malheureusement donne le mal de mer.

Il y a des chanteurs sans voix qui se rattrapent avec leurs textes. Cali pourrait en être. Oui, il a des choses à dire, des phrases à gémir, des histoires à raconter, des révolutions à lancer. Oui, il a des femmes à dessiner, de l’amour à attendre, des hommes à dénoncer et des causes à défendre. Oui, mais dans ces quelques maux d’Espoir les femmes se confondent, leurs histoires se ressemblent, les amours sont les mêmes, les hommes se rassemblent et ne forment qu’une cible : l’Etat. C’est monotone. Trois chansons auraient sans doute suffi. La taquine Amoureuse, pour les femmes, la désabusée Sophie Calle n°108, pour l’amour, l’entraînante Résistance, contre l’Etat. Les autres textes manquent de sens pour certains, de rythme pour d’autres, ils semblent bancals. Cali se plaint et se répète. Il prend plus d’espoir qu’il n’en donne. On peut aimer. Ou pas. 

caliespoir

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Etudiante en colère

Mon Iut fait grève contre la loi LRU qui prévoit un financement autonome des facultés? En France, la grève semble être la solution à tous les problèmes. Un cri. Une plainte. Un braillement geignard en direction de nos dirigeants. Aussi dangereuses soient les réformes décidées par le gouvernement, elles ont le mérite d'apporter des solutions. Ce ne sont pas les bonnes, mais qu'importe. Quelles solutions proposons-nous, nous, grévistes ? N'y a-t-il d'autres moyens que l'arrêt des cours pour sauver l'IUT ? Nos cris ne font qu'agacer les riverains et leur faire tourner le dos aux idées que nous souhaitons défendre. Montrons notre désaccord, mais surtout, faisons avancer les choses !

pascontent

P. C.

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Jean-Luc Porquet, journaliste de l'ombre

Il y a ceux qui reçoivent les récompenses et ceux qui les méritent. De tous les combattants, ceux qui restent dans l’ombre sont sans doute les plus valeureux. Pour eux, ni sacre, ni remerciement ; ni acclamation, ni cérémonie. Aucune médaille ne ceint leur poitrine. En eux, seule, brille la satisfaction du travail bien fait. Ils regardent de loin ceux qui portent les trophées et s’attèlent à leur tâche plus ardument encore : ils savent qu’il reste un long chemin à parcourir. Jean-Luc Porquet est l’un d’eux. Un soldat de l’ombre – qui connaît son nom ?- un pourfendeur du mensonge, un idéaliste insatisfait qui redore les lettres de noblesse du journalisme d’investigation. Son cheval de bataille : suivre ses convictions. Révéler l’inexploré, dévoiler et dénoncer le caché, rappeler l’oublié ou le mis de côté.

porquet

Révéler l’inexploré

Journaliste depuis 35 ans au Canard Enchaîné, Jean-Luc Porquet tient la rubrique « Plouf ! » du journal satirique. Chaque semaine, il met à jour ces petites informations dont on n’entend peu, voire pas parler. Au-delà de la politique, thème récurrent dans l’hebdomadaire, il s’attèle à des sujets tels que l’écologie, le social, ou encore l’altermondialisme. Friand de sujets contre-culture, il avait déjà fait un bref passage au magazine Actuel, où étaient traités les courants de pensée et d’action en marge de la société, fiers descendants du mouvement de mai 68.

Dévoiler et dénoncer le caché

Si la politique n’est pas son sujet de prédilection, il ne se garde pas d’émettre son avis. Clairement à gauche, il publie en 2007 le Petit Démagogue qui analyse la communication de Nicolas Sarkozy, le comparant avec neuf démagogues de l’Histoire. Il dénonce sa manipulation des médias, son « encoquinage » avec la presse. Style direct, percutant dès la première phrase : « Je n'ai jamais rencontré Nicolas Sarkozy. Je dois être le seul journaliste de Paris dans ce cas : Sarkozy les connaît tous, les tutoie, les invite par petits groupes dans son Falcon 50, les régale d'anecdotes et de confidences, bref il les adore. »  Il n’épargne ni les gradés, ni les haut placés, écrit en majuscule ce que les autres murmurent.

Rappeler l’oublié ou le mis de côté.

Une plume acérée qui, avant de noircir les pages du prestigieux journal a fait ses gammes dans la presse quotidienne régionale, à Ouest France. S’ensuit un sentier jalonné d’embûches, un parcours du combattant des rues : en 1983, il effectue un reportage sur la vie en usine, dans un abattoir de poulets. En 1984, il mène une enquête sur les sans abris, qui paraît dans Actuel sous le titre " Une semaine dans la panade ". Il ne se contente pas de décrire leur vie en surface, il explore leur monde. Durant quatre mois de l’hiver 1986, il part vivre avec des SDF. Une seule règle : faire tout ce qu’ils peuvent faire, mais ne faire que ce qu’ils peuvent faire. Il s’invente un passé de garçon de café fauché à la recherche d’un emploi pour s’introduire plus facilement dans ce milieu. De ses observations, ses rencontres, il écrit La débine, retranscription de son expérience au dernier barreau de l’échelle sociale.

Suivre ses convictions

Des rencontres, Jean-Luc Porquet en a fait sous de plus joyeux augures. L’une d’entre elle, avec Jacques Ellul, penseur et professeur à Science po Bordeaux, est sans doute celle qui l’a le plus marqué. On retrouve bon nombre d’idées communes aux deux hommes, selon lesquelles l'individu est placé au cœur d'un jeu d'influences à la fois citoyennes (démocratie ou régime totalitaire) et sociétales (mode de vie, idéologie) dans une société de consommation sans cesse grandissante. Un individu victime du pouvoir de la communication de masse. Un individu qui devient bourreau de son propre environnement. Un individu que Jean-Luc Porquet alarme, protège. Un pouvoir que le journaliste dénonce. Toujours dans l’ombre.

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Sexe, drogue and alcohol

Il y a des gens qu’on ne peut imaginer avoir une vie banale. Des forces de la nature qui par leurs choix, leurs attitudes, mettent un point d’honneur à lever un doigt – devinez lequel- bien haut à l’adresse du reste du monde. Il y a des gens qui vivent sans prévoir. Claire Haudebourg a pour habitude de se lancer corps et âme dans une aventure bien avant de savoir où ça la mènera.

« Je baise, et alors ? »

En ce moment, l’aventure, c’est l’Ecosse. Jeune fille au pair dans le pays des cornemuses, elle change des couches le jour, et la nuit elle se métamorphose... La nuit, elle quitte le costume de nanny attentionnée et l’on peut voir ses bouclettes brunes déambuler dans les pubs de Dundee. Claire certifie que « les Ecossais ne portent rien sous leur kilt ». « J’ai vérifié » ajoute-t-elle. Clin d’œil. Ceux qui la connaissent décèleront dans ses traits le début d’un sourire avorté qui fera frémir la commissure de ses lèvres. Le genre de sourire espiègle que son visage rieur porte si bien. Avec les yeux qui pétillent. Un sourire de défi : « Je baise, et alors ? » La messe est dite, Claire n’est pas une enfant de chœur. « Je suis jeune, je m’éclate, je veux vivre un maximum de trucs.  Je veux pas être une vieille conne à 40 ans et me dire : « merde j’l’ai pas vu venir ! ». Et l’amour dans tout ça ? « C’est pas un projet. L’amour quand il aura le compte en banque qui suivra ce sera ok, pour le moment… »

« Mon avenir est un brouillard »

Pour le moment, Claire profite. La suite… « Mon avenir est un brouillard, avoue-t-elle.  J’aurai sûrement un enfant plus tard. Après si je serai en couple, seule, veuve ou polygame, j’en ai aucune idée ! »Une chose est sûre, elle ne vivra pas la vie de ses parents qu’elle considère comme « le stéréotype des années d’aujourd’hui : un mariage de raison, une maison, une voiture, deux enfants, un chien et voilà quoi. » Le reste est d’autant plus flou qu’elle a dû essuyer son premier échec scolaire l’année dernière, n’obtenant pas la moyenne nécessaire pour passer en deuxième année de l’IUT journalisme de Cannes : « Je l’ai mal vécu, de me faire renvoyer comme une malpropre. Ca me reste en travers de la gorge. Le journalisme me semblait intéressant et il semblait pouvoir m’apporter quelque chose. Finalement non, c’est clair et net. »

« Je suis égoïste »

Avec Claire, ça passe, ou ça casse. Et quand ça casse c’est irrémédiable. Elle ne tolère pas la demi-mesure. Noir ou blanc. Plutôt noir que blanc d’ailleurs, elle ne porte que peu de couleur. Seules touches de fantaisie dans ses tenues : ses boucles d’oreilles. Elle en possède une bonne dizaine, de toutes les formes de toutes les couleurs, mais toutes de la même taille : énorme. Claire se moque de l’image qu’elle donne, comme du reste : « Je suis égoïste. Tout le monde est égoïste. C’est dans la nature de l’Homme. » Un Homme en qui elle ne croit pas, pas plus qu’en une divinité quelconque : « dieu  n’est qu’une figure que l’homme a créé à son image pour se rassurer et pour expliquer ce qu’il ne comprenait pas. Pour ce qui est de l’Homme, je ne pense pas qu’il puisse un jour devenir meilleur.» Cela ne lui importe guère, elle clame avec son franc-parler légendaire que « le monde dans lequel on vit, [elle s]’en branle ! » Un vocabulaire cru et non-édulcoré cultivé dans les rues de Chartres où elle est née le 26 avril 1989, « avec six jours de retard » se plaît-elle à préciser, comme pour montrer que dès sa naissance, elle n’en faisait qu’à sa tête. Elle qualifie son enfance de « normale » : « jusqu’à nouvel ordre je me suis jamais fait violer par mon père, j’ai mangé à ma faim, même si des fois c’était pas bon. » Chartres. Jeremy, Sylla, Jennifer, Paola, Tristan et les autres. Souvenirs. Les escapades aux pieds de la cathédrale : premières cuites, premiers joints. Elle y pense de temps en temps… Puis elle allume une cigarette et plonge ses lèvres dans la mousse de sa bière. Elle est comme ça, Claire, elle ne regarde derrière elle que si elle peut y voir un jeune homme à son goût.

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